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  • reser7

La « Calçada portuguesa », un patrimoine méconnu

Elle se laisse volontiers marcher dessus au quotidien. Fascinante, déroutante et, même parfois, glissante, la chaussée portugaise, plus connue sous le nom de « Calçada portuguesa », ne laisse personne indifférent.


Peu sont ceux, néanmoins, qui connaissent son origine. S’il est vrai que les cultures romaine et arabe ont quelque peu montré le chemin (sans jeu de mot !), on doit cet art typiquement portugais à Eusébio Furtado, ingénieur militaire, mais surtout responsable de la prison du Château Saint-Georges qui, en 1842, eut la bonne idée de faire travailler ses détenus à la réalisation d’une chaussée ordonnée autour des murailles.

Une réalisation réussie qui lui valu une invitation de la mairie de Lisbonne pour faire de même sur la Place du Rossio, alors l’une des plus fréquentées de la ville, notamment par les intellectuels.


Si l’actuel tracé n’est plus l’original, à cause des multiples travaux qu’a connu ce qui fût autrefois un hippodrome romain, il reprend exactement les célèbres vagues qui ont fait son succès. Vagues qui se sont également fait connaître à Rio de Janeiro, puisque le « Calçadão » de Copacabana n’est rien d’autre qu’une réplique, datant du début du XXe siècle, de la place lisboète. L'engouement autour de celle-ci a poussé les autorités à paver un maximum de rues de la capitale, du pays et même des ex-colonnies portugaises.


Tous ceux qui viennent à Lisbonne savent que la chaussée portugaise est omniprésente dans la ville, notamment en son centre, dévoilant des motifs essentiellement maritimes faits de calcaire et de basalte. Ils savent également que ces pierres peuvent s’avérer glissantes, notamment par temps de pluie. C’est ce qui a poussé la mairie de Lisbonne, il y a quelques années, à prendre la décision, de remplacer certaines de ces pierres par du granit, plus adhérent.


Mais le véritable problème pour les autorités est celui de la survie de cet art, car rares sont ceux qui désormais acceptent de reprendre un travail pénible et mal rémunéré. Il en va de l’avenir d’un patrimoine qui se veut être reconnu par l’UNESCO.


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